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Sardaigne : des randonnées entre mer, montagnes et cochons sauvages

En plein de coeur de la Méditerranée, la Sardaigne est la deuxième plus grande île méditerranéenne (après la Sicile). Que retenons-nous de la Sardaigne ?
Je vais vous le dire : les jolies criques, vous voyez, eh bien ça se mérite !
Et pour cela, randonner quelques heures est souvent nécessaire avant de pouvoir plonger dans les eaux turquoises scintillantes ! (A moins d’avoir un bateau !)

Voici ce que nous retenons de ces randonnées entre mer et montagnes :

  • Randonner en Sardaigne, c’est partir à la rencontre des sommets de l’île et découvrir de superbes panoramas sur la mer.
  • Le bivouac en Sardaigne est possible dans le Parc du Gennargentu. Généralement, hors saison touristique, aucun problème.
  • Certains coins de Sardaigne sont tout simplement magnifiques pour explorer le monde sous-marin avec un masque et un tuba, comme à Pedra Longa ou l’île de la Maddalena
  • Les cochons sauvages sont omniprésents sur l’île, et sont parfois envahissants. Au point où on a fini par pique-niquer dans un arbre pour échapper à une famille de cochons qui salivaient sur notre déjeuner.
  • La gastronomie sarde, quel réconfort après une longue journée de marche ! La cuisine est très riche, variée et simple. Ce n’est pas pour rien que les habitants de la Sardaigne figurent parmi la population ayant une longue espérance de vie. Quoi demander de plus ? Vin italien, olives sardes, pain rustique biologique, légumes et fromages fins raviront vos papilles
  • Et pour les gourmets, soucieux de favoriser une agriculture et une économie locale, pourquoi ne pas s’arrêter dans un agriturismo et goûter les mets locaux ?

Voilà un voyage qui séduira les randonneurs en herbe et les amateurs d’authenticité.
Voici quelques photos qui parleront mieux que des mots…

Palau et le Capo d’Orso

Palau est avant tout le port d’embarquement pour l’archipel de La Maddalena. Le Capo d’Orso marque l’entrée d’une ancienne route maritime connue depuis l’Antiquité, pour pénétrer au sein de l’archipel à l’abri des vents d’est. A 110 m se tient un monumental bloc de granite érodé de manière spectaculaire par l’action du vents et du sel. Comme un ours gigantestque, dressé sur ses quatre pattes, il surplombe la falaise et offre un panorama grandiose sur les îles de La Maddalena et la mer turquoise.

Plus d’informations sur le Capo d’Orso : l’ours granitique

Escapade sur les îles de la Maddalena

Depuis Palau, il y a 3 compagnies qui desservent l’archipel de la Maddalena : Delcomar, Saremar et Maddalena Lines. On arrive au port de l’île principale La Maddalena en 30 minutes environ. Niveau tarif, la compagnie Delcomar était la moins chère. Nous avons payé 30€ pour un aller-retour à deux avec une voiture. La route panoramique permet de faire le tour de l’île et compte 20,5km de paysages alternant criques rocheuses, plages sauvages et panoramas sur la Corse, la Sardaigne et les autres îles de la Maddalena.

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L’île de La Caprera

Après avoir visité La Maddalena, nous voici en direction de l’île de La Caprera. On y accède par un petit pont. L’Isola di Caprera appartient du Parc national de l’archipel de La Maddalena constituant un parc naturel extrêmement protégé, où très peu d’habitants y habitent toute l’année. Caprera est un éden naturel où les traces de présence humaine ne sont plus que des vestiges de trois générations de fortifications (XVIIIe, XIX et XXe siècles). A titre d’exemple, sur Cala Garibaldi, un club de vacances abandonné. Le temps est figé dans un décor enchanteur.

Le parc national du Gennargentu

Sur 73000 ha, le parc national  recouvre les montagnes du Supramonte et les plages du golfe d’Orosei et est traversé par une vingtaine de sentiers de grande randonnée. Le Gennargentu culmine au Punta La Marmora à 1834 m. Les sardes l’appelent Perdas Carpias (« pierres fracassées »), en référence à la nature schisteuse de la roche. Au parking de la station de ski Bruncu Spina, des écritaux signalent le sentier qui mène au sommet, 4 km plus haut, à 800 m de dénivelé. Sans se presser, l’aller se fait en 3h et le retour en 2h.

Gola Goroppu

C’est l’un des symboles les plus fascinants des monts de Gennargentu. Ce gouffre naturel est le plus imposant d’Italie et l’un des plus impressionant d’Europe. Pour y accéder, on marche dans une végétation dense méditérranéenne, en traversant un ou 2 bosquets de romarins avant d’arriver devant ce lieu désertique à ciel ouvert. Cet imposant massif calcaire, scindé en deux par une gorge étroite, est le fruit d’un soulèvement tectonique. Les énormes parois verticales dépassent les 400 mètres de hauteur. La randonnée de Su Gorroppu dure environ 4 heures (2 heures l’aller/2 heures retour) mais elle est adaptée à tous ceux qui ont une bonne paire de chaussures. Le sentier est escarpé, ponctué par de nombreux petits passages d’escalade.

De Cala Gonone à Cala Luna

Sur 40 km de falaises, le golfe d’Orosei abrite criques, grottes sous-marines et des plages de sables fins bordés par une mer turquoise et transparente propice à la baignade. Cette zone naturelle est bien préservée et les plages sont seulement accessibles par bateaux ou à pied après plusieurs heures de marche.
De Cala Gonone, en passant par Cala Fuili, jusqu’à Cala Luna, il faut bien compter 3 h de marche. Le chemin est bien balisé et plutôt raide.

Au bout du sentier, Cala Luna est LA plage du golfe d’Orosei ! Au pied des falaises, six grottes délivrent une fraicheur salutaire au moment des pics de chaleur. En empruntant le ponton qui traverse l’étang, un snack-bar permet de réserver un bateau-navette (toutes les 30 minutes) pour revenir à Cala Gonone via la mer. Si vous comptez faire le retour en bateau, ne faites pas comme nous : pensez à le signaler en avance. Nous comptions prendre le dernier bateau de la journée (17h30), mais comme il y avait 3 personnes sur la plage à 16h, le gars du snack a décidé de fermer les stores, nous laissant jouer les Robinsons seuls sur la plage… et faire le retour à pied ! (Et quand on a déjà fait l’aller à pied, on n’a vraiment pas envie d’emprunter le même chemin au retour, les pentes sont raides quand même !)

La ville de Dorgali située en bord de mer occupe une position idéale pour partir à la découverte de cette région. Entre les majestueuses montagnes du Supramonte et la plus belle région côtière de Sardaigne, le Golfe d’Orosei, c’est une nature sauvage et d’une beauté unique qui s’offre au visiteur.

Cala Goloritze

C’est la plage la plus au sud du Golfe d’Orosei. Elle se mérite car il faut marcher ! La randonnée est plus facile à l’aller (1h30 de descente) qu’au retour (3h de remontée). Elle démarre au nord de Baunei, traverse le plateau du Golgo et atteint ce littoral magnifique. Ce site ne peut être abordé en bateau qui doit rester à 300 m du bord.

Pedra Longa

Pedra Longa, ou «Pierre haute», tire son nom de l’imposant massif calcaire qui s’élève à 128 m de haut. Les anciens navigateurs choisirent Pedra Longa comme point de repère, l’  » aiguille  » fermant au sud la région du Supramonte. La plage a un rivage rocheux, mais elle est parfaite pour la pêche et la plongée. C’est d’ailleurs le meilleur endroit qu’on ait trouvé en Sardaigne pour admirer le monde sous-marin avec un masque et un tuba !

Les Nuraghi

On recense environ 7000 nuraghi en Sardaigne. Datant de l’âge de bronze, ils comprennent une ou plusieurs chambres intérieures couvertes d’une fausse coupole, et sont généralement entourés de villages, parfois très vastes, composés de cabanes en pierre. Leur usage reste mystérieux : forts, lieux de rencontre, habitations, temples, tours de guet…

Alghero

Au nord-ouest de l’île de Sardaigne, Alghero est située sur une petite péninsule. Fondée au XIIIe siècle par la famille génoise des Doria, c’est la plus catalane des villes de Sardaigne. La langue catalane y est préservée sous le dialecte alguérois. La ville se situe sur la « côte du corail », connue pour ses coraux rouges, très prisés. Le Capo Caccia, situé à 24 km, appartient à une zone protégée. Cette ville nous sert de base entre deux vadrouilles sur Capo Caccia au nord-ouest de la péninsule.


La Grotte de Neptune

Les grottes sont nombreuses en Sardaigne. La grotte de Neptune est la plus célèbre et la plus étendue de toute l’île. Elle se trouve sous le versant ouest de la presqu’île de Capo Caccia. Elle est accessible par les 654 marches d’un vertigineux escalier panoramique, l’Escala del Cabirol (« l’escalier du chevreuil »), ou par mer calme, via des embarcations qui partent de Porto Conte ou d’Alghero. A l’intérieur, on découvre les reflets de la voute rocheuse sur l’eau douce transparente et la forêt de stalactites et de stalagmites.

Parc National Di porto Conte

A une vingtaine de kilomètres au nord-ouest d’Alghero, ce parc naturel s’étend sur 5000 ha, incluant la lagune du Calich et la zone comprise autour de la baie de Porto Conte, dont le Capo Caccia, une falaise calcaire haute de 168 m. Les panoramas sont à couper le souffle le long des sentiers de randonnée. On peut y découvrir de nombreuses espèces animales et une riche flore régionale. Parmi les nombreuses espèces animales, il n’est pas rare de rencontrer le lièvre sarde, l’âne albinos et bien sûr le cochon sauvage, omniprésent sur l’île.

La Sardaigne pratique : où dormir en Sardaigne ?

Agriturismo en Sardaigne

Passer un séjour dans un agriturismo est l’occasion de rentrer en contact avec les traditions locales et la culture de l’île et découvrir certains aspects de la vie quotidienne de gents qui travaillent chaque jour à la campagne sarde. En plus du charme de l’hébergement à la ferme, l’atout majeur réside dans la cuisine fraîche, généreuse et authentique qui va de pair avec le décor bucolique. Trouvez tous les détails sur : www.agriturismo.it

Chambres d’hôtes et location d’appartement

Les chambres d’hôtes et location d’appartement sont très développés et offrent une multitude de chambres et logement originaux, intimes et moderne, avec toujours des lits King Size ultra confortables. Les prix sont souvent étonnament bas !

Camping en Sardaigne

Le camping est une solution économique. Les terrains de camping sont souvent implantés en bordure de littoral. Certains sont ouverts toute l’année, mais d’autres n’ouvrent seulement en haute saison, de Pâques à octobre.

Bivouac en Sardaigne

Le bivouac en Sardaigne est possible dans le Parc du Gennargentu. Généralement, hors saison touristique, il n’y a pas problème pour s’installer dans la nature pour la nuit. Ailleurs sur l’île, le camping sauvage ne semble pas autorisé. Durant la haute saison, les contrôles sont plus fréquents surtout dans les zones touristiques.

Des cochons en Sardaigne : danger ?

Les cochons sauvages sont-ils effrayants comme ce que l’on pourrait lire sur les forums de voyage ?
Je vais vous le dire.
Non.
(sauf si vous embarquez un porcelet pour le cuire au barbecue).
Et en plus d’être paisibles, ils sont plutôt rigolos !
Regardez par vous même :

  • les cochons sauvages vivent paisiblement, si vous ne les dérangez pas, ils resteront tranquilles,
  • peu farouches, ils sont à l’aise en présence des humains,
  • de vrais modèles, ils affichent leur plus beau sourire pour les photos,
  • gourmands, ils peuvent vous suivre si vous avez de la nourriture sur vous : s’ils sont vraiment trop insistants au moment du déjeuner, grimpez à un arbre !

Road trip en Sardaigne : notre itinéraire en 2 semaines en voiture

Pour se déplacer en Sardaigne, nous avons choisi de voyager en voiture pour être flexible tout en facilitant le transport de notre matériel de plongée, de camping et de pêche. Ici, la location d’un véhicule est peu chère.

Cet article vous a plu ? Vous avez une question ? Ou me faire part de votre récit de voyages ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire en bas de page, j’y répondrai avec plaisir !

A propos de Anita

Voyageuse en sac à dos, je vadrouille autour de la planète, pour prendre le temps de rencontrer les gens, me perdre dans une ville ou la nature pour mieux la découvrir, et tomber sur des paysages insoupçonnés ou bien des expériences surprenantes. Aujourd'hui, j’accompagne les personnes qui veulent vivre une relation vibrante, mystique et de confiance avec la vie. Je fais ça à travers des outils de guérison holistiques comme le yoga, la méditation et les arts intuitifs.

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